Reconnaître les techniques de greenwashing

Reconnaître les techniques de greenwashing

A en voir les supports de communication des marques de vêtements et de chaussures, on pourrait croire que les marques se sont saisies des enjeux écologiques : vêtements recyclés, matières naturelles, réduction de l’impact carbone, collection de seconde main… Tout est en bonne voie. Mais si tout ça n’était qu’une façade ? Zero Waste France vous présente les principales techniques des marques pour vous vendre toujours plus de vêtements, à grand renfort d’arguments en faveur de la protection de l’environnement.

Greenwashing : technique qui consiste à utiliser de manière trompeuse ou abusive des arguments écologiques pour vendre un produit.

Ô belle nature : une ode sans limite

Pas besoin d’avoir un Bac+5 en greenwashing pour réussir à déceler le vrai du faux dans ce que racontent les marques. Souvent, leurs supercheries sont aussi visibles que le nez au milieu de la figure. Du vert, le décor placé dans la forêt ou près de l’océan, des feuilles, des arbres ou autres symboles rappelant la nature : quand il y en a partout, c’est que c’est du greenwashing. C’est tout juste si on ne va pas se transformer en plante grasse en portant ces chaussures.

JD Sports, sous l’océan…
Balade en forêt sur la page « Je suis durable » d’Esprit.

Les formules magiques, c’est bien pratique

Que se cache-t-il derrière les mots “naturel”, “éco-responsable”, “durable”, “engagement”, “écologique”, “green”, “circulaire”… souvent assortis de la mention 100% ? On aimerait bien le savoir. C’est pareil pour les promesses du type “Notre objectif est que tous nos produits soient fabriqués à partir de matières recyclées ou issues d’autres sources durables d’ici 2030” (H&M). Dans la plupart des cas, aucune explication, aucun engagement concret, aucune source. Si la marque n’est pas transparente sur les matières utilisées dans ses produits, leur provenance, son impact carbone, les conditions de travail dans ses usines ou celles des sous-traitants… bingo ! C’est du greenwashing.

La collection « Green Spirit » de Courir qui ne donne aucune information sur les critères de sélection.
La fête aux mots-clés chez Etam.

Les fausses solutions ou la technique de l’écran de fumée

Entrons dans la partie un peu plus fourbe. Certaines marques prennent des engagements, alors on est tenté·e de se dire « bon quand même hein c’est pas si mal ». En fait, les actions mises en place n’ont rien à avoir avec l’impact environnemental de la marque. C’est la logique de compenser (et de détourner l’attention), plutôt que de prévenir. Autrement dit, elles font une bonne action pour se racheter, communiquent démesurément à son sujet et continuent de produire dans les mêmes conditions, avec les dégâts que ça provoque.

Bizzbee sauve les abeilles…

La collection (presque) exemplaire

Toujours plus fourbe. Certaines marques jouent la carte de la collection qui a priori est moins polluante que les autres : en coton bio, en matières végétales plutôt que synthétiques, made in France… La limite évidente, c’est qu’il ne s’agit que d’une partie minime de l’ensemble de la production de la marque, et encore une fois l’effort de communication est démesuré par rapport à l’intérêt environnemental. Par ailleurs, fabriqué en France ne veut pas dire matières naturelles et inversement. Il ne s’agirait pas non plus d’épuiser les ressources naturelles pour fabriquer des chaussures…

La chaussure végétale de Le coq sportif

100% recyclé, l’arnaque du siècle

Il faut savoir que “100% recyclé”, c’est loin d’être une solution bénéfique pour l’environnement. 

Meilleur cas d’école ! Décryptage à lire ici.

Une démarche circulaire qui ne tourne pas rond

C’est la nouvelle tendance : les marques de vêtements neufs qui proposent de la seconde main. A nouveau, on pourrait tomber dans le piège et les féliciter allégrement. Arrêtez tout ! Pour commencer, vous avez dû voir que lorsque beaucoup de marques collectent des vêtements usagés, elles proposent en échange un bon d’achat pour… du neuf. Elles ne donnent pas toujours d’informations précises sur ce que deviennent ces vêtements collectés. Si on peut espérer qu’ils soient réutilisés, ils finissent bien souvent recyclés (en chiffons, isolants…) ou exportés, sans forcément de garantie sur leur devenir. Et lorsqu’elles vendent réellement de la seconde main – pour changer – elles en font des caisses pour attirer le chaland. Une fois sur place, le chaland en question doit traverser le magasin et ses rayons bien fournis en vêtements neufs pour espérer trouver la perle rare sur le petit étalage dédié aux vêtements d’occasion.  

On aimerait bien en savoir plus sur la 2nde vie offerte chez Bonobo.
« Soyez récompensé·e » par Kiabi

S’il y a une chose à retenir, c’est qu’un vêtement neutre d’un point de vue environnemental, ça n’existe pas. Le meilleur vêtement est celui qui se trouve déjà dans notre armoire. Ne nous laissons plus avoir par les marques et passons du côté de la réparation, de la seconde main ou de la mode vraiment durable.

Pour ne pas laisser agir les marques en toute impunité, Zero Waste France lance une grande mobilisation #OnLaissePasPasser. Objectif : interpeller en masse sur les réseaux sociaux et par courrier les marques de vêtements et chaussures qui font du greenwashing. Découvrez le mode d’emploi avec les différents niveaux d’action et rejoignez la mobilisation.

chargement
Fermer

Bienvenue !

Afficher le mot de passe

Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous

Rejoignez le Défi "Rien de neuf" pour découvrir les tonnes de ressources préservées grâce à votre participation et recevoir régulièrement des conseils !

je m'inscris
Fermer

Prêt•e à rejoindre le défi ?

Afficher le mot de passe

Déjà un compte ?

Mon espace
Fermer

Mes infos


Supprimer mon compte
Fermer