Le poids de nos objets

Le poids de nos objets

Le poids de tous les objets que nous possédons correspond au poids d’un hippopotame (soit 2,5 tonnes). Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg… Car chacun de ses objets, de l’étape de fabrication, en passant la distribution, jusqu’à la fin de sa vie, a des impacts catastrophiques d’un point de vue environnemental et social.

8 éléphants dans la maison !

Dans son étude sur “la face cachée des objets”, l’Ademe a mesuré la quantité de matériaux, en masse, qui ont été mobilisés depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fabrication du produit fini. Ainsi, pour fabriquer notre cher smartphone (5 pouces) qui ne pèse que quelques centaines de grammes, il a fallu requis 183 kilos de matières premières (métaux, plastique, aluminium…).

Si l’on ajoute donc les matières mobilisées pour tous les objets que nous possédons, nous avons donc l’équivalent du poids de 8 gros éléphants dans notre maison (soit 45 tonnes).

Et c’est sans compter les quantités d’eau qui sont nécessaires à la culture ou à l’extraction des matières premières et parfois à l’utilisation et la fin de vie des objets. Un smartphone, c’est 1300 litres d’eau (notamment pour l’extraction du lithium qui sert à fabriquer les batteries) ! Pour un jean, c’est 7500 litres d’eau en moyenne (en particulier pour la culture du coton).

4% de l’eau potable

disponible dans le monde est utilisée pour produire des vêtements

Source : Ademe

Aïe, le climat

Évidemment, toutes ces étapes de fabrication ne sont pas neutres d’un point de vue énergétique, et plus que ça même, elles sont responsables de diverses pollutions. Ainsi, fabriquer une télévision (30 à 40 pouces) équivaut à un aller-retour Paris-Nice en termes d’empreinte carbone (soit 374 kg d’équivalent CO2). Certaines matières sont plus polluantes que d’autres : la production de fibres synthétiques pour les vêtements représente l’équivalent des émissions annuelles de 185 centrales à charbon.

De plus, comme les étapes d’extraction, transformation et assemblage sont de plus en plus éloignées les unes des autres mais aussi des zones de distribution, l’impact carbone des objets explose à cause du transport ! Pour en revenir à notre smartphone, sachez qu’il a fait quatre fois le tour du monde avant d’arriver dans votre poche.

En résumé, la fabrication d’objets neufs épuise nos ressources et détruit la biodiversité, à l’instar des teintures utilisées pour les vêtements qui sont déversées dans les eaux usées et rendent l’eau impropre à la consommation. Et le problème, c’est que l’on produit tellement que les ressources viennent à manquer.

Le 29 juillet 2021, c’était le jour du dépassement, c’est-à-dire le jour où l’humanité a dépensé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an.

Sur le plan humain

Pour que l’on puisse avoir des objets à des prix de plus en plus bas, pas de secret : il y a des personnes qui travaillent à des salaires indécents et dans des conditions inhumaines à l’autre bout de la planète. Les ouvrières et ouvriers au Bangladesh ne gagnent que 18 centimes sur un t-shirt vendu à 29€. Plusieurs milliers d’êtres humains meurent chaque année dans les mines, dans les champs de coton ou ressortent malades d’être exposé·es en continu à des produits chimiques toxiques, blessé·es à cause d’accidents dans des usines qui ne sont pas aux normes.

Tout ça pour qu’à la fin…

Nous achetons de plus en plus d’objets et nous nous en débarrassons de plus en plus vite. Si certains ont droit à une seconde vie, d’autres suivent un destin plus tragique. Les piles de vêtements entassés dans le désert d’Atacama au Chili ou les milliers de tonnes d’objets électroniques au Ghana sont deux exemples de notre consommation démesurée et de ses conséquences en termes de pollutions et d’injustice sociale.

Comment agir ?

Oui, tout cela est bien déprimant mais c’est important de le savoir, car ça peut vous motiver (on l’espère !) à agir. L’étape numéro une c’est de repenser son rapport aux objets, se demander si on en a besoin à chaque intention d’achat et se tourner vers les alternatives au neuf tant que faire se peut (seconde main, emprunt, réparation…). N’hésitez pas à vous inscrire au Défi « Rien de neuf » et à vous abonner à la newsletter pour recevoir plein de conseils et échanger avec les autres participant·es. C’est aussi en vous inscrivant que vous pourrez, aux côtés de Zero Waste France, passer à l’étape numéro 2, à savoir interpeller les entreprises pour les contraindre à revoir leur modèle de production et de distribution : fabriquer des objets plus durables, respecter les droits du travail, faire du marketing de manière moins agressive…

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