Les objets neufs sont souvent présentés comme des objets de qualité supérieure, avec des fonctionnalités nouvelles et un design à la pointe de la mode. Le marketing, qui crée de nouveaux besoins et incite à la surconsommation, n’est donc pas innocent dans cette affaire. Rappelons-nous la campagne de publicité de Cdiscount… 

Pourtant, le neuf n’est pas toujours synonyme de qualité, alors que les alternatives au neuf présentent de nombreux avantages. Pourquoi ont-elles encore une image si poussiéreuse ?

7 IDÉES REÇUES SUR LE NON-NEUF

« C’est trop cher« 

Perdu ! On peut trouver des objets non neufs à tous les prix. En favorisant le troc, la récup’, la réparation ou encore l’emprunt, on peut même les avoir gratuitement.

« C’est un truc de citadin·e·s« 

Brocantes, ressourceries, boutiques Emmaüs, on peut acheter d’occasion dans toute la France ! On peut aussi mutualiser des objets avec ses voisins, emprunter des livres dans une bibliothèque ou à ses proches, recoudre ses vêtements quel que soit l’endroit où l’on vit. Et c’est sans parler de toutes les alternatives disponibles en ligne…  

« C’est de mauvaise qualité« 

Non-neuf ne rime pas nécessairement avec abîmé, usé ou défectueux. De nombreuses plateformes ou lieux qui proposent des alternatives contrôlent la qualité des objets ou les remettent en état avant de les vendre. BackMarket ou Re-commerce reconditionnent ainsi les smartphones et autres appareils électroniques.

« C’est has-been« 

On n’a pas besoin d’être adepte du vintage pour trouver son bonheur dans une friperie. Et n’y a-t-il pas de quoi être fier·e à coudre ses accessoires ou réparer ses appareils électroménager ? D’autant plus que neuf ne veut pas nécessairement dire nouveau : c’est le marketing qui nous laisse croire que les objets ont chaque fois plus de fonctionnalités indispensables.

« C’est risqué« 

Garantie sur 2 ans, contrat d’entretien, service après-vente : ces services sécurisants sont désormais disponibles aussi lorsque l’on achète d’occasion ou que l’on fait réparer un objet.

« Ça prend du temps« 

Pour seulement 19% des participant·e·s, le temps représente une difficulté dans la réussite du Défi “Rien de neuf ?”. L’habitude de se tourner vers des alternatives s’acquiert rapidement, notamment lorsque l’on a repéré les lieux physiques ou en ligne pour consommer autrement.

« Le neuf, y’a rien de mieux« 

Le marketing et l’obsolescence programmée rendent généralement les objets de moins en moins résistants. Obstacles à la réparabilité, défauts de fabrication, incompatibilité avec les avancées technologiques, le neuf est-il réellement un gage de qualité ?