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Le Défi a permis à Magalie, 39 ans, de remettre en question des habitudes de consommation bien ancrées. Une aventure qu’elle partage avec son mari et sa fille de huit ans. Depuis le petit village près de Fontainebleau où elle vit, elle raconte ainsi sa participation au Défi “Rien de neuf ?”.  

 

Pourquoi avez-vous rejoint le Défi ?

En début d’année, l’une de mes ami·e·s m’a parlé du Défi. Cela correspondait aux questions que je me posais sur ma consommation. J’étais déjà dans une logique de consommer moins et mieux. Ce qui me taraudait surtout, c’était de savoir comment et où sont fabriqués mes vêtements. Je ne voulais plus cautionner l’exploitation des travailleurs et travailleuses à l’autre bout du monde ni continuer à polluer la planète. Alors je me suis donné un mois pour essayer et trois mois plus tard, je continue !

 

Comment se passe le Défi ?

Ne rien acheter de neuf demande une attention de tous les instants. Ce n’est pas naturel, on a vraiment des automatismes bien ancrés, des réflexes d’achats inconscients. Mais avec le Défi, on se rend compte du nombre de choses que l’on achète et dont nous n’avons pas besoin. Donc c’est de plus en plus facile !

 

“Nous prenons désormais le temps de la réflexion avant un achat et nous attendons la bonne occasion pour ne pas acheter de neuf”

 

Quels nouveaux réflexes avez-vous adoptés pour ne rien acheter de neuf ?

J’ai découvert Vinted cette année et je l’utilise beaucoup, je récupère des meubles et je me suis mise à la couture pour raccommoder les chaussettes. J’ai aussi découvert la technique des vêtements retournés sur les cintres¹ et je vais la mettre en place pour vider mes placards. Avec mon mari, nous prenons désormais le temps de réfléchir avant chaque achat et de chercher des objets non neufs. A l’exception de mon projet de crèche pour lequel je vais récupérer beaucoup de choses auprès d’ami·e·s ou d’autres crèches, mais aussi acheter des fournitures et du mobilier neufs. Mais ces achats seront réfléchis et les plus écologiques et citoyens possible.

 

“Je me considère comme un colibri. Je fais ma part, je fais de mon mieux et tant mieux si cela montre l’exemple !”

 

Comment se passe le Défi avec votre famille ?

Mon mari n’a jamais été un grand consommateur donc il est d’accord pour y participer. Quant à ma fille je lui explique le Défi et lui laisse décider ce qu’elle veut faire sans lui forcer la main. Elle est d’accord pour acheter des vêtements d’occasion mais est plus réticente pour les jouets. De façon générale, je n’essaye pas de convaincre mes proches, il y a toujours une ou deux personnes pour s’intéresser à la démarche et me poser des questions. Je me considère comme un colibri. Je fais ma part, je fais de mon mieux et tant mieux si cela montre l’exemple !

 

Quels conseils donneriez vous aux autres participant·e·s au Défi ?

De commencer par des petites initiatives accessibles. Par exemple, j’ai fabriqué une boîte à livres que j’ai placée devant chez moi et cela a tout de suite fonctionné. C’est une alternative facile à mettre en place. Je dirais aussi qu’il n’y a pas de recette miracle, chaque démarche est unique. J’ai commencé le Défi pour des raisons économiques qui ont rejoint ma conscience écologique, toutes les raisons sont bonnes pour s’y mettre.

¹ Méthode pour désengorger ses placards et faire le tri : on retourne ses vêtements sur leurs cintres. Puis chaque fois que l’on porte un vêtement, on le remet à l’endroit dans son placard. Au bout d’un certain temps, on peut éliminer les vêtements qui sont toujours à l’envers !