Derrière nos objets du quotidien se cache bien souvent une montagne insoupçonnée de matières premières. A l’instar du four à micro-ondes, qui pèse environ 13 kg, et pour la production duquel il faut plus de deux tonnes de ressources ! L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) révèle ainsi “la face cachée” de 45 objets de notre quotidien : des données inédites sur leur l’impact environnemental. Et c’est précisément parce que c’est un énorme investissement en matières premières qu’il faut que ces objets durent le plus longtemps possible. Si les fabricants et les pouvoirs ont un rôle évident à jouer pour produire des biens plus durables, chacun·e  peut aussi réduire concrètement son impact sur la planète et ses ressources. Comment faire ?

 

  • Prendre le temps de se poser les bonnes questions

Entre les publicités et promotions alléchantes, les effets de mode et nos propres envies de nouveautés, les tentations d’acheter des objets neufs ne manquent pas. Mais y’a-t-il un réel besoin derrière celles-ci ? Pour le savoir, rien de mieux que la méthode BISOU : 5 questions pour déterminer si l’objet convoité en vaut la peine.

Point de vigilance aussi sur la multiplication des objets : il est parfois possible de cumuler certaines fonctionnalités en un seul objet. Dois-je acheter un blender pour faire des smoothies si j’ai déjà un robot multifonction ? Rappelons que les Français pensent posséder en moyenne 34 équipements électriques et électroniques par foyer, alors qu’ils en possèdent en réalité 99 en moyenne…¹ C’est peut-être le moment de faire le tour de la maison pour recenser tout ce que vous possédez déjà et pourra vous être utile.

  • Choisir la bonne taille (et pas que pour les vêtements)

 


Deuxième écueil à éviter : ne pas avoir les yeux plus gros que l’écran. La fabrication d’une télévision de plus de 49 pouces requiert presque 3,5 tonnes de matières, soit une tonne de plus que pour une télévision de 30 à 40 pouces ! Là encore, la question est de bien définir son besoin. Dois-je acheter un frigo de 275 litres si je vis seul·e et que j’achète mes produits frais à la semaine ?

  • En route vers l’éco-conception

L’acquisition de certains objets reste cependant indispensable. Dans ce cas, un seul mot d’ordre : penser long terme, en favorisant  les objets éco-conçus et durables.

  • Privilégier des matières solides (bois, verre…)
  • Se renseigner sur la réparabilité de l’objet (démontage facile, disponibilité des pièces détachées…)
  • Fuir les options gadget et les écrans superflus  : plus on ajoute d’électronique, plus l’impact environnemental est lourd, tant au niveau de la production que de l’utilisation de l’objet. Les objets connectés sont ainsi plus énergivores.
  • Protéger ses objets : mettre une coque à son smartphone, transporter son ordinateur dans une housse ou encore entretenir sa machine à laver sont autant de gestes qui leur assureront une longue vie.

Pour s’y retrouver :

L’étiquette énergie
Le guide éco-citoyen de la réparation
Comment bien prendre soin de ses vêtements ?

  • Explorons d’autres modes de consommation !

Qui dit objet neuf, dit extraction de matières pour le fabriquer. Or si vous achetez ou utilisez des objets qui sont déjà en circulation, vous passez cette étape et tous les impacts environnementaux et sociaux qui vont avec. Occasion, emprunt, location, réparation, couture, etc, de nombreuses alternatives au neuf existent ! Rejoignez le Défi “Rien de neuf ?” pour les découvrir et échanger avec les 12 000 participant·e·s vos bonnes idées et vos petites victoires.

 

¹ Source : Etude IPSOS 2016 pour OCAD3E