Si le début de l’été a marqué le démarrage d’une nouvelle période de soldes, il a, pour plus de 12 000 personnes, sonné l’heure d’un premier temps fort version consommation alternative. Le Festival Zero Waste, appuyé par une enquête en ligne, a ainsi été l’occasion de célébrer les six mois du Défi “Rien de neuf ?” et d’en tirer les premières conclusions.

Un engagement stimulant

Plus de 80 % des participant·e·s ont réduit dès le départ ou réduisent progressivement leurs achats neufs depuis le début du Défi. Et même pour les 13 % qui affirment qu’ils n’achetaient déjà aucun objet neuf (ou presque) avant le Défi, il s’avère être une expérience stimulante, enrichissante et encourageante. Danielle, participante, a d’ailleurs confirmé au Festival Zero Waste que le Défi permettait avant tout de nommer une démarche qu’elle avait déjà initiée depuis longtemps. « Je n’avais jamais fait les soldes de ma vie. Ce qui était nouveau, c’est que le Défi m’a permis de m’en rendre compte. Et ce que j’ai ressenti alors, c’était tout simplement du plaisir », a-t-elle confié au public. Avant même d’impulser de nouveaux comportements, le Défi serait donc un cadre qui justifierait des modes de consommation alternatifs, notamment auprès de ses proches.

Photo : ©Stefano Borghi

Et si on mettait la main à la pâte ?

Au-delà de provoquer une réflexion systématique sur ses besoins, le Défi fait naître de nouvelles habitudes, entre autres celles de sortir la boîte à couture ou à outils. C’est le cas de 25% des participant·e·s qui se sont mis·e·s à recoudre, réparer ou fabriquer leurs objets grâce au Défi. Tsiory, sur la scène du Cabaret Sauvage, a ainsi partagé sa fierté d’avoir pu réparer lui-même son smartphone défectueux, et en dénichant un écran d’occasion. « C’est une fierté pour les participants de constater qu’ils peuvent répondre à leurs besoins sans sortir leur carte bleue » explique Constance en charge du Défi « Rien de neuf?’. 

Les ateliers du Festival ont d’ailleurs mis ce type d’alternatives à l’honneur. Après que Cyclofix a divulgué ses plus précieux conseils pour réparer un vélo, Recommerce a démontré comment prolonger la durée de vie des smartphones. En parallèle, Spareka a mis les festivaliers au défi de réparer un maximum d’objets en une journée !

Photo : Edouard Marchal

Vers une remise en cause de la consommation

Ce changement de comportement n’est pas un pur hasard. Les participant·e·s manifestent une véritable volonté de réduire non seulement leurs achats neufs, mais aussi leur consommation de façon générale. C’est d’ailleurs l’objectif final que se fixent plus de 65 % des participant·e·s. Cette remise en question a été partagée par le Tribunal pour les Générations Futures qui a demandé aux témoins, avocat·e·s et juré·e·s, de répondre à la question suivante : « Soldes, promos, Black Friday, faut-il abolir les prix cassés ? » (le verdict sera prochainement disponible). Et en première ligne des motivations à réduire sa consommation ressort celle de réduire son empreinte environnementale. Le Festival n’a lui-même pas manqué de rappeler, à travers quelques objets significatifs, la consommation de ressources qui se cache derrière le neuf.

Photo : ©Eric Van Den Broek

A mi-parcours, ces résultats donnent un bel élan au Défi qui durera jusqu’à la fin de l’année et qui réserve encore d’autres surprises. Il est encore possible de le rejoindre et de recevoir des idées concrètes pour consommer autrement et des alternatives autour de chez soi en s’inscrivant ici !