Avant qu’un objet se retrouve entre vos mains, il a déjà vécu de grandes aventures. De l’extraction des ressources à la distribution, les étapes de la fabrication d’un produit sont rarement bénéfiques à la planète.

 

 

  • Avant la naissance…

 

 

Bien que son poids ne nous permette pas de le soupçonner, derrière chaque objet se cache souvent une montagne de ressources naturelles. Ainsi, pour fabriquer une paire de baskets, il faut 3,5 kg de ressources naturelles, pour un ordinateur 1,5 tonnes ! Par ailleurs, 1,4 milliards de barils de pétrole par an sont nécessaires à la production mondiale de plastique, matière première de nombreux objets de notre quotidien ou de leur emballage.

 

 

Prenons l’exemple des smartphones. Toujours plus légers grâce à la miniaturisation, les 70 matériaux et 50 métaux qui les composent pèsent lourd sur l’environnement. Des minerais dont l’extraction détruit les écosystèmes et provoque de multiples pollutions, de l’eau, de l’air, des sols, en raison des procédés chimiques utilisés.

 

 

  • La conception

 

Le processus ne s’arrête pas là. Les étapes de fabrication et d’assemblage de nos objets sont  aussi consommatrices d’énergie et d’eau. Ainsi, celle d’un Ipad émet 83 kg d’équivalent CO², soit 77 fois plus que son utilisation pendant un an. Et celle de nos vêtements nécessite des milliers de litres d’eau.

 

 

Il ne faut pas oublier non plus que 25% des pesticides utilisés dans le monde servent à faire pousser le coton qui compose nos vêtements.  Ils se retrouvent dans les sols, mélangés avec les ressources naturelles et  seulement quelques uns ont été testés pour vérifier leur impact sur la santé et l’environnement.

 

  • Les premiers voyages

 

 

Entre la conception, l’extraction des matières premières, leur transformation, la fabrication des composants, l’assemblage et la distribution, nos objets du quotidien parcourent le monde avant d’arriver dans nos tiroirs. Par exemple un smartphone fait généralement quatre fois le tour du monde avant d’être acheté. Emissions de CO2, consommation d’énergie et de pétrole, pollution de l’air, c’est la planète qui fait un sacré voyage !

 

 

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Alors on fait quoi ?

 

  • Privilégier les objets déjà en circulation

 

En se tournant vers des modes de consommation alternatifs, on évite d’engendrer ce processus d’extraction-production-transport.

Brocantes, friperies, ressourceries, vides-dressing, vente en ligne, etc, ce ne sont pas les opportunités qui manquent pour acquérir des objets d’occasion. Sans oublier le troc ou la récup’ qui permettent de les obtenir sans faire de mal ni à son porte-monnaie ni à la planète.

On peut aussi penser à favoriser l’utilisation plutôt que la possession. Emprunter un livre à la bibliothèque, utiliser la machine à laver de ses voisins, louer une tenue de mariage, ce n’est qu’une histoire de réflexes à adopter.

 

  • Questionner ses besoins

 

En parlant de réflexes, lorsque l’on souhaite réduire sa consommation d’objets neufs, il faut commencer par se poser quelques questions essentielles, notamment pour mesurer à quel point nous avons besoin de tel ou tel objet que nous nous apprêtons à acheter.  Retrouvez dans cet article deux méthodes qui vous aideront à repenser vos habitudes d’achat et ainsi vous guiderons vers un mode de consommation plus économique, responsable et écologique. Vous découvrirez peut-être que finalement vous n’avez pas besoin d’autant d’objets !

 

  • Eviter d’acheter

 

Renoncer à des achats en se passant tout simplement des objets qui ne vous seront pas nécessaires peut devenir votre premier réflexe. On peut également prendre l’habitude de réparer ou fabriquer ses objets et (re)coudre ses vêtements, voire les customiser, pour les utiliser à nouveau et ainsi de pas en acheter des neufs.