Pour Léa, 28 ans, le Défi “rien de neuf ?” est l’occasion de renforcer une démarche de consommation raisonnée entreprise depuis quelques mois. Etudiante à Lyon, elle habite avec son conjoint et le Défi s’intègre facilement à leur quotidien. 

 

“Nous avions envie de consommer de manière plus juste et surtout arrêter d’acheter des choses inutiles”

 

Pourquoi avez-vous décidé de vous inscrire au Défi  » Rien de neuf ?  » ?

J’ai découvert le Défi au début du mois de janvier, cela faisait quelques mois que je faisais des recherches autour du zéro déchet, du minimalisme, du tri… Mon conjoint et moi cherchions à désencombrer la maison et à apprendre à vivre avec moins. De façon générale, nous avions envie de consommer de manière plus juste et surtout arrêter d’acheter des choses inutiles. Alors, le Défi est tombé à pic pour nous soutenir dans cette démarche !  C’est super que cette initiative existe, on se dit que l’on n’est pas tout seul à vouloir changer les choses.

 

Est-ce facile de participer au Défi ?

Au début, je me disais « ça parait un peu fou, comment est-ce possible ?». Puis, on se prend rapidement au jeu de trouver une alternative et de se demander : « Est-ce que j’ai vraiment besoin d’acheter ça ? Est-ce que je n’ai pas quelque chose qui y ressemble à la maison ou quelqu’un dans mon entourage qui peut me le prêter ou me le donner ? ». J’ai découvert la méthode B.I.S.O.U. et je l’ai maintenant bien intégrée. Le temps de se poser ces questions, souvent le besoin d’achat n’est plus là. C’est facile finalement !

 

Quelle est votre plus grande victoire en tant que participante au Défi “Rien de neuf ?” ?

En commençant le Défi, j’ai réalisé que j’avais un poste de dépense très important pour les vêtements. Pourtant, je pensais faire partie des personnes qui en achètent le moins. Alors cette année, pour la première fois, je n’ai pas fait les soldes, ça ne m’a pas manqué. C’était ma petite victoire. J’ai aussi réussi à convaincre mon conjoint d’acheter un casque chez Envie plutôt que neuf et soldé et il en est très content !

 

“Si l’on achète du neuf, nous essayerons de trouver les articles les plus durables possibles”

 

Avez-vous eu besoin d’acheter du neuf ?

Pour le moment, non ! Nous allons investir dans des accessoires (lunch-box, bocaux…) pour passer au mode de vie zéro déchet. Et mon conjoint va certainement acheter des chaussures neuves. Il n’envisage pas de les acheter d’occasion, mais ce n’est pas un problème pour nous, simplement une limite que nous nous sommes fixée pour ce type de produits. De façon générale, si nous achetons du neuf, nous essayerons de trouver les articles les plus durables possibles ou de soutenir certaines boutiques comme les librairies.

 

Comment parlez-vous du Défi avec votre entourage ?

Je leur explique que nous continuons à acheter mais différemment, en soutenant, des artisans, des entreprises plus justes pour les salariés par exemple. Et que consommer c’est un acte citoyen et politique. C’est notre choix d’arrêter de soutenir la surconsommation. Mes proches comprennent de plus en plus même si ce n’est pas toujours évident. On a au moins l’impression de semer des petites graines dans leurs esprits.

 

“Consommer c’est un acte citoyen et politique”

 

Quelles sont les prochaines étapes du Défi “Rien de neuf ?” ? Votre prochain challenge ?

Les cadeaux, ça va être un défi ! J’ai déjà offert des cadeaux cousus par mes soins à mes proches lors d’un précédent Noël. Ça m’a pris beaucoup de temps mais ils étaient contents. Cette année, nous nous interrogeons surtout sur la nécessité d’offrir autant de cadeaux à toutes les occasions. Alors nous pensons réduire ces achats et favoriser les cadeaux qui ont du sens, comme des kits zéro déchets (sacs à vrac ou des cotons démaquillants cousus à la main).

 

Quelles astuces donneriez-vous aux autres participants ?

L’important c’est de ne pas se mettre la pression, y aller petit à petit. Le Défi “Rien de neuf ?”, c’est avant tout un raisonnement sur soi : que suis-je capable de faire, qu’est-ce que j’attends du Défi, quelles règles je me fixe, pourquoi je fais ce défi… Nous n’avons pas tous le même rythme, ni le même point de départ. Pour que les habitudes rentrent, il faut leur laisser le temps de s’installer.