Plus de la moitié des participant·e·s au Défi affirment qu’ils expliquent leur démarche à leur entourage. Et ce n’est pas toujours une mince affaire ! Comment faire ? Souvent, participer au Défi suffit à susciter des questions autour de soi comme le raconte Marie Madelaine :  “Ma démarche suscite des questionnements… et c’est là que tout commence chez l’autre. C’est souvent à ce moment que vous tentez d’introduire les arguments écologiques et/ou sociaux qui vous ont poussé·e à vous engager. L’interlocuteur n’est pas toujours réceptif à cela… Mais vous nous montrez qu’il y a toujours d’autres manières de parler du Défi et d’amener les autres à s’y intéresser. Retrouvez dans cet article un échantillon des astuces que vous utilisez pour parler du Défi. De la plus simple à la plus engageante, trouvez celle qui vous correspond !

“On a parlé du défi à nos familles et amis lorsqu’on a commencé. Comme ça coïncide avec notre démarche plus globale de désencombrement/minimalisme et de réduction de nos déchets ça ne les a pas trop surpris” Léa*

 

Montrer l’exemple

Pas besoin d’essayer de convaincre un maximum de personnes de vous rejoindre dans le Défi, il suffit parfois simplement de montrer l’exemple. On vous a déjà parlé des autocollants de prêt entre voisins, vous pouvez aussi partager sur les réseaux sociaux votre participation au Défi.

Certains d’entre vous profitent des anniversaires ou des célébrations pour offrir des cadeaux “Rien de Neuf ?” comme des cadeaux fait-maison ou d’occasion, qui permettent d’engager des discussions autour du Défi. C’est ce qu’a fait  Sandrine en “glissant un mot écokados dans un paquet pour un goûter d’anniversaire”.

“Je n’en parle que pour expliquer à une personne curieuse pourquoi j’agis de telle ou telle manière. Et j’essaie de convaincre mon entourage tout simplement en montrant l’exemple.” Léah*

 

Partager sa créativité  

Le Défi c’est l’occasion de mettre en avant toutes les alternatives qui permettent de ne pas acheter de neuf tout en développant sa créativité et en dénichant des pièces originales et personnalisées. On peut présenter aux autres ses trouvailles de vide-grenier, le dernier meuble restauré ou encore ses créations coutures pour mettre l’accent sur les avantages de ces nouveaux modes de consommation. Qui sait, les fanas du bricolage et de la couture seront peut-être séduits par l’idée !

“J’ai eu du mal à l’expliquer, beaucoup me regardaient comme une extraterrestre au début. Maintenant, je valorise la démarche en mettant en avant l’aspect créatif et manuel de réparer, construire ou innover, et le sentiment de fierté qu’il peut y avoir a chaque fois qu’un achat est évité.” Madeline*

 

Jouer collectif

Le Défi c’est aussi une aventure collective et y participer n’est pas si difficile grâce aux astuces des autres participants !  On peut donc aussi puiser sa motivation dans la réalisation d’un objectif commun, tel est le cas de la Famille Sardine qui participe en famille. Pourquoi pas alors lancer ce challenge, accessible à tous, à ses collègues, ses enfants, ses ami·e·s ?   

“On ne cherche à convaincre personne, on fait notre bonhomme de chemin en famille. Mais si notre entourage nous pose des questions on n’est jamais à court de réponses.” Sophie*

 

Faire participer ses proches

Vous vous sentez l’âme d’un·e véritable ambassadeur·rice du Défi ? Créer des moments de partage peut être une bonne manière de faire découvrir les alternatives de consommation auxquelles vous avez désormais recours.   Vous pouvez par exemple organiser chez vous un vide-dressing ou un troc d’objets pour rappeler à vos voisins l’importance de donner une seconde vie aux objets. Un atelier de réparation peut-être aussi l’occasion d’aborder la question de l’obsolescence programmée et de la durée de vie des objets. En somme, un bon moyen de partager vos compétences, vos nouvelles habitudes et peut-être de découvrir celles de vos voisins et proches.

Et si vous vous sentez à court d’arguments pour expliquer les enjeux du Défi, pensez à consulter les neuf bonnes raisons d’y participer ou les réponses aux idées reçues sur le non-neuf.

*Témoignages extraits du groupe Facebook du Défi « Rien de neuf ? »